Solidarité avec le Quartet tunisien

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Chers collègues,

Au nom du groupe des travailleurs, je voudrais vous souhaiter la bienvenue et vous féliciter de votre contribution admirable aux efforts de conduire la Tunisie vers le chemin de la démocratie, de la paix et du respect des droits de l'homme. La remise du prix Nobel de la paix au Quartet du dialogue national est une reconnaissance du pouvoir du dialogue civil et social lorsqu'il s'agit de relever des défis immenses et des obstacles qui semblent insurmontables en réunissant les différents acteurs pour œuvrer pour le bien commun. Nous saluons le courage et la détermination dont vous et le peuple tunisien faites preuve, et qui sont une source d'inspiration pour nous tous et toutes. Nous savons que des menaces considérables pèsent actuellement sur la paix et la transition démocratique de la Tunisie. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour vous soutenir et garantir que les progrès déjà réalisés ne soient pas remis en cause.

Notre planète est confrontée à des défis importants. L'instabilité économique, les inégalités sociales, l'injustice et l'intolérance sont présentes dans trop de régions du monde. En Europe, les retombées actuelles de la crise économique ont provoqué une résurgence du nationalisme et du populisme, tandis que l'incapacité à trouver une réponse adéquate à la crise des réfugiés alimente les arguments de ceux et celles qui cherchent à offrir des solutions faciles à nos problèmes en rejetant la responsabilité sur les autres, que ce soit l'Union européenne, les réfugiés à la recherche d'un abri sûr, voire les syndicalistes qui cherchent à défendre les droits des travailleurs.

Malgré les difficultés et les questions sérieuses auxquelles notre Union est confrontée en ce moment, vos réalisations nous rappellent qu'en tant que représentants de la société civile, nous avons le devoir de montrer à nos communautés que nous ne trouverons pas de solutions à nos problèmes en cédant à l'isolationnisme, en recherchant des boucs-émissaires parmi les plus faibles ou en succombant à la peur de l'autre. Nous devons plutôt démontrer que par le biais de notre dialogue civil et nos valeurs communes, nous pouvons tisser des liens, trouver des solutions efficaces et créer un monde meilleur et plus juste pour tous et toutes.

 

 

Gabriele Bischoff

Présidente