Point de vue des entreprises sur la transition vers un avenir neutre pour le climat

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La transition vers un avenir neutre pour le climat d’ici à 2050 doit être soutenue par des investissements importants et par un cadre réglementaire qui garantisse des conditions de concurrence équitables pour les entreprises d’Europe et d’autres régions du monde. En outre, elle ne pourra être menée à bien que si toutes les parties prenantes y sont associées. Le cheminement vers la neutralité climatique entraînera des coûts pour toutes les parties, qu’il s’agisse des pouvoirs publics, des entreprises ou des citoyens, et tout le monde doit en être conscient. Ce sont là quelques-uns des principaux enseignements tirés de la table ronde sur le thème «Point de vue des entreprises sur la transition vers un avenir neutre pour le climat d’ici à 2050», qui s’est tenue à Bruxelles le 6 novembre.

Cette manifestation, organisée conjointement par le groupe des employeurs du CESE et l’organisation «Employeurs de Pologne», a réuni des représentants des milieux d’affaires et de l’industrie en provenance de toute l’Europe. Cette initiative a permis aux entrepreneurs d’identifier les conditions à remplir pour concrétiser des engagements ambitieux en matière de climat sans nuire à la compétitivité de l’Europe.

Luca Jahier, le président du CESE, a déclaré lors de la table ronde que nous avons besoin d’une impulsion politique et d’une sécurité réglementaire pour envoyer des signaux clairs aux entreprises et pour créer les conditions leur permettant de s’adapter tout en restant compétitives.

«Les entreprises ne se contentent pas de soutenir la transition vers un avenir neutre pour le climat», a déclaré Jacek Krawczyk, président du groupe des employeurs du CESE. «Ce sont elles qui contribuent le plus à cette transition. Ce sont elles qui apportent des solutions innovantes et fournissent les technologies concrètes.» Andrzej Malinowski, président des «Employeurs de Pologne», a souligné l’importance d’aborder cette transformation avec pragmatisme, de définir des objectifs réalistes, ainsi que de recenser et de mettre en œuvre des solutions réalisables pour relever les défis les plus pressants en matière de climat.

Les participants ont convenu que les solutions innovantes contribuant à la lutte contre le changement climatique pourraient, dans le même temps, renforcer la position concurrentielle de l’Europe, mais aussi que le changement climatique demeure une question d’envergure mondiale et qu’en l’absence d’un engagement planétaire, il est difficile de maintenir des conditions de concurrence équitables pour tous. Ils ont estimé que la transition vers la neutralité climatique devrait être équitable et progressive et que toutes les parties prenantes — décideurs politiques, entreprises, travailleurs et citoyens en général — devraient prendre leur part de responsabilité dans sa mise en œuvre.

Le coût de la transition vers une économie neutre pour le climat sera réparti entre tous, et nous devons y préparer les citoyens. Nous avons besoin d’un important programme d’investissements européens, a déclaré Michał Kurtyka, président de la COP 24 et secrétaire d’État au ministère polonais de l’environnement. Il a encouragé les entreprises à se mobiliser de manière extrêmement active dans le cadre des travaux sur le nouveau pacte vert, estimant qu’une nouvelle législation ne portera ses fruits que si toutes les parties prenantes y sont associées.