Les relations transatlantiques – un sujet trop important pour échouer

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Les relations transatlantiques demeurent solides et importantes, malgré une couverture médiatique très négative ces derniers temps. Tant dans l’Union européenne qu’aux États-Unis, les entreprises ont un rôle à jouer pour surmonter les difficultés actuelles. Ensemble, nous pouvons promouvoir efficacement un programme transatlantique positif et contribuer à lutter contre les stéréotypes et la désinformation. Voilà quelques-unes des conclusions du débat tenu avec Mme Susan Danger, présidente de la Chambre de commerce américaine auprès de l’UE, qui a été organisé à l’occasion de la réunion du groupe des employeurs le 11 juillet 2018.

Pour Mme Susan Danger, le marché unique mais aussi l’éducation et les compétences sont des éléments fondamentaux pour les entreprises américaines présentes dans l’Union. Concernant le Brexit et les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni, elle a rappelé que ce pays restait pour les entreprises des États-Unis une porte d’entrée dans l’Union. C’est pourquoi le commerce des services et des marchandises entre l’UE et le Royaume-Uni doit demeurer aussi fluide que possible.

Les chiffres portant sur la relation économique transatlantique montrent clairement à quel point la coopération entre l’UE et les États-Unis est importante. Elle fournit 15 millions d’emplois des deux côtés de l’Atlantique, et les deux blocs représentent un tiers du PIB mondial. Depuis 2010, l’Europe a attiré près de 60 % de l’ensemble des investissements effectués par les États-Unis dans le monde. Il est important de communiquer largement ces chiffres au public aux États-Unis et dans l’Union, pour qu’il se rende compte de l’importance des relations transatlantiques. La Chambre de commerce américaine auprès de l’Union européenne (AmChamEU) prépare actuellement des études présentant des exemples précis d’investissements réalisés dans chacun des États membres.

Nous sommes sans conteste confrontés à de sérieux défis: la doctrine de «L’Amérique d’abord», l’escalade du différend commercial et la remise en question du rôle tenu par l’OMC. Mme Danger a déclaré qu’une guerre commerciale serait immensément préjudiciable aux deux parties et qu’il était nécessaire d’agir dans la concertation pour surmonter cette crise. Des actions unilatérales ne produiront pas les résultats escomptés. Le même raisonnement s’applique à l’OMC. Certaines choses peuvent être améliorées dans la manière dont le commerce mondial est organisé, mais nous devons travailler ensemble pour trouver la solution.

On ne peut pas partir du principe que les avantages du commerce soient compris ou partagés. C’est pourquoi les entreprises doivent prendre la parole et faire valoir leur point de vue concernant les avantages mais aussi les valeurs du commerce et de la démocratie. Mme Danger a déclaré que l’UE et son mode d’organisation étaient souvent source de confusion à Washington, d’où l’importance de promouvoir des exemples positifs de coopération.

Durant le débat, les membres du groupe des employeurs ont formulé des observations concernant plusieurs aspects des relations transatlantiques et ont posé de nombreuses questions. Ils se sont accordés à dire que la défiance et les malentendus étaient présents des deux côtés. Plus la querelle entre l’UE et les États-Unis durera, plus c’est la Chine qui en profitera. Le sujet de la consolidation des échanges au niveau des PME a lui aussi été soulevé.

Nous pourrions transmettre à l’administration de l’Union les principaux messages que l’AmChamEU adresse aux responsables politiques américains a indiqué en conclusion M. Jacek Krawczyk, le président du groupe des employeurs. Les entreprises européennes sont disposées à coopérer étroitement avec leurs homologues américaines pour améliorer les relations, en dépit du climat politique.