Le nouvel Erasmus pour les APPRENTIS

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Le président du Comité économique et social européen (CESE), Georges DASSIS, a participé à la présentation du projet pilote relatif au «cadre européen pour la mobilité des apprentis», à Tolède, en Espagne, le 30 septembre dernier.

Compte tenu de l’énorme succès du programme Erasmus, qui concerne les étudiants de l’enseignement supérieur, l’Union européenne est en train de lancer un nouveau projet, consacré cette fois aux stagiaires et apprentis de la formation professionnelle, c’est-à-dire aux jeunes qui ne font pas d’études universitaires ni supérieures.

Alors que l’Europe traverse une période difficile en matière de création d’emplois (à l’heure actuelle, 7,5 millions de jeunes européens de 15 à 24 ans sont dépourvus d’emploi et de qualification), il nous faut prendre exemple sur les pays qui ont des programmes d’apprentissage efficaces, tels que l’Autriche, le Danemark, l’Allemagne et les Pays-Bas, et faciliter l’entrée des jeunes sur le marché du travail.

Depuis 2012, le CESE est fermement engagé dans la lutte contre le chômage des jeunes et n’a eu de cesse d’attirer l’attention sur l’importance d’associer les parties prenantes aux programmes de formation professionnelle. Il a publié plusieurs avis sur le sujet.

En juillet 2015, l’Observatoire du marché du marché du travail (OMT) du CESE a organisé, conjointement avec le Parlement européen, une conférence de haut niveau sur la mobilité des apprentis. Les présentations et débats qui se sont tenus à cette occasion ont contribué à affiner le projet pilote.

À l’heure actuelle, la mobilité des apprentis n’est possible que pour une courte durée – entre une semaine et un mois. Ce nouveau programme ouvrira à une mobilité pour une durée de six mois à un an.

Selon Jean ARTHUIS, député européen et promoteur de cette initiative, «aller à l’étranger et s’intégrer dans un autre pays permet d’en maîtriser la langue, de découvrir la diversité de l’Europe et de renforcer la citoyenneté européenne».

Georges Dassis soutient pleinement l’initiative et souligne qu’il importe de veiller à ce que ces programmes soient de qualité, qu’ils soient idéalement couverts par un «contrat unique d’apprentissage» et garantissent à l’apprenti de pouvoir obtenir un diplôme attestant des connaissances, compétences et aptitudes acquises. Il importe également que ces contrats soient intégrés au système éducatif, pour éviter qu’ils soient détournés de leur finalité pour réduire les coûts du travail.