Georges Dassis à la conférence des présidents des commissions parlementaires du Parlement européen

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Le président du Comité a participé, ce 15 décembre 2015 à Strasbourg, à la conférence des présidents des commissions parlementaires du Parlement européen.

Il a prononcé une assez longue allocution, après quoi il a répondu aux questions et commentaires de six présidents de commissions parlementaires. Les intervenants, qui ont fait preuve d'une très bonne connaissance de la situation, se sont réjouis de la perspective de leur collaboration avec le Comité.

Après avoir félicité le Parlement d'avoir remis le prix Sakharov à l'épouse de Raïf Badawi, le président du Comité a présenté, entre autres, les positions du CESE sur la migration et l'asile, soulignant la nécessité de l'intégration et l'importance des autorités locales et de la société civile. À propos du développement durable et du changement climatique, il a évoqué la nécessité d'un nouveau modèle de gouvernance pour mettre en œuvre l'Agenda 2030 des Nations unies et le Protocole de Paris. En ce qui concerne la nouvelle politique de voisinage, il a affirmé que si la stabilité et la sécurité des pays concernés sont des priorités, l'importance de ces deux éléments ne doit pas conduire à négliger les droits socio-économiques, la démocratie participative et, plus généralement, les droits de l'homme.

Georges Dassis a par ailleurs souligné la nécessité d'un approfondissement de l'Union économique et monétaire, qui devrait se «parlementariser» et être davantage à l'écoute de la société civile. Il a plaidé pour une collaboration interinstitutionnelle afin que le redressement économique s'accompagne d'un redressement social et, concrètement, en vue de la mise en place d'un protocole social garantissant des normes sociales élevées et permettant une convergence vers le haut de nos systèmes sociaux, dans le cadre d'un «pilier européen des droits sociaux». Il a également évoqué la nécessité d'ajouter une dimension sociale à la stratégie numérique, vu l'ampleur de l'impact que la numérisation peut avoir sur le travail et l'emploi.

Georges Dassis a conclu en rappelant la disponibilité du Comité – et donc de son vaste réseau d'organisations de la société civile – en matière d'évaluation des politiques et législations européennes et en soulignant que le Parlement et le Comité forment le «pole démocratique» de l'Union, leur collaboration étant d'autant plus indispensable dans le cadre d'une forme d'approfondissement de la «méthode communautaire» qui donnerait davantage de place à la démocratie participative et «à la démocratie tout court».