Énergie nucléaire: le CESE soutient le projet ITER en faveur d’une énergie durable illimitée en Europe

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Ulrich Samm ; 539 Session plenaire Brussels , 26/11/2018 Pix : Credit : Jasper Jacobs / Isopix

L’énergie propre est une priorité absolue et les technologies de fusion pourraient apporter une solution à long terme. Le Comité économique et social européen (CESE) fait valoir le grand potentiel de la fusion nucléaire pour parvenir à une énergie propre et estime que la Commission devrait établir un lien plus étroit entre le projet ITER et la recherche européenne dans le domaine de la fusion organisée par le consortium EUROfusion.

L’énergie de fusion est appelée à jouer un rôle important dans l’avenir de l’Europe. Une centrale électrique à fusion fournit une énergie durable et sans carbone et, si on la compare à la fission nucléaire classique, elle est intrinsèquement sûre. Les technologies reposant sur la fusion pourraient, dès lors, constituer la solution à long terme pour parvenir à une énergie propre. L’UE pourrait être à la pointe du développement des infrastructures dans le domaine de la fusion, ce qui permettrait à l’Europe de s’assurer une gamme d’approvisionnements énergétiques.

Dans un avis élaboré par Ulrich Samm, qu’il a adopté lors de sa session plénière de décembre, le CESE soutient la proposition de la Commission sur le projet ITER et qualifie l’énergie de fusion de source d’énergie pratiquement inépuisable et respectueuse du climat. Le Comité reconnaît que le niveau élevé des investissements à long terme nécessaires pour développer une centrale électrique à fusion comporte des risques sur le plan industriel. Néanmoins, M. Samm fait remarquer qu’en cas de succès, cela conduirait à une innovation d’une ampleur telle qu’elle modifierait sensiblement les modes actuels de fourniture d’énergie. La fusion représente un carburant abondant et pratiquement inépuisable. L’ITER deviendrait alors une source d’énergie illimitée en Europe.

  • Le projet ITER

L’ITER (réacteur thermonucléaire expérimental international) est un projet de collaboration scientifique internationale lancé en 2005 entre l’UE et six pays partenaires: les États-Unis, la Russie, le Japon, la Chine, la Corée du Sud et l’Inde. Le projet vise à démontrer la faisabilité scientifique et technologique de l’énergie de fusion à des fins pacifiques par la construction et l’exploitation du premier réacteur de fusion de 500 MW à Cadarache (France).

La proposition de la Commission aborde les principaux défis auxquels sera confronté le projet ITER lors du prochain cadre financier pluriannuel, notamment au regard des ressources et du leadership. Ces dernières années, des progrès ont été réalisés et des problèmes majeurs ont été surmontés grâce à la désignation de nouveaux cadres dirigeants et à l’adoption d’un calendrier de référence révisé pour l’ITER.

  • EUROfusion

EUROfusion est, en Europe, le programme de recherche qui a attiré (de loin) le plus grand nombre d’États membres. Ces États membres contribuent à des projets essentiels; ensemble, ils placent l’UE au premier rang mondial dans ce domaine. EUROfusion est financé dans le cadre du programme Euratom de recherche et de formation et exploite le Joint European Torus (JET), importante installation expérimentale située à Culham (Royaume-Uni).

Le CESE invite instamment la Commission à mettre l’accent sur l’importance de lier l’ITER à la recherche européenne sur la fusion organisée par EUROfusion. Il est capital de renforcer en permanence le projet par des programmes d’accompagnement; de plus, le budget réservé à EUROfusion pour la période 2021-2025 doit être compatible avec les objectifs de la feuille de route pour la fusion, dans laquelle les travaux pour l’ITER sont essentiels.

  • Communiquer les résultats des projets conjoints de l’UE

Les résultats obtenus par l’ITER et la recherche européenne sur la fusion en général seraient impossibles à atteindre si les pays agissaient de manière isolée, sans le financement de l’UE. Des avancées importantes ont déjà eu lieu. D’autres suivront, non seulement pour la recherche, l’industrie et les PME à long terme, mais aussi pour l’économie et la création d’emplois à court et à moyen terme. Il importe dès lors de faire en permanence connaître aux citoyens les effets positifs de la complexité de ces projets européens, tant d’un point de vue technologique et industriel que d’un point de vue socio-économique. Cela permettra d’accroître la confiance des citoyens dans la science et la recherche et contribuera à sensibiliser l’opinion aux résultats obtenus par les projets de l’UE.

 

 

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Pour de plus amples informations sur les travaux récents du CESE dans le domaine de l’énergie nucléaire, vous pouvez consulter notre site web:

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