Débat sur le pacte climat-finance et sur la présentation des priorités de la présidence bulgare du Conseil de l’UE

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Débat sur le pacte climat-finance

Garantir des fonds adéquats pour financer le grand projet de transition énergétique est une question à laquelle le groupe des travailleurs attache une grande importance. Des investissements importants sont nécessaires à la réalisation d'une transition équitable vers une économie à faible intensité de carbone et à la création d’emplois de qualité. Ce sont les questions qui ont été soulevées par notre groupe au cours du débat avec le commissaire Arias Cañete, et les experts Pierre Larrouturou et Jean Jouzel.

Le débat s'est focalisé sur les grandes questions liées à la transition vers une économie à faible intensité de carbone, notamment l’investissement et la création d’emplois de qualité. Le 17 janvier 2018, la session plénière du CESE a accueilli M. Cañete, Commissaire chargé de l'action pour le climat et de l'énergie, M. Pierre Larrouturou, ingénieur agronome et économiste, et Jean Jouzel, climatologue, pour un débat sur le pacte climat-finance promu par M. Larrouturou et M. Jouzel dans le but d'emmener le monde de la finance à financer la lutte contre le changement climatique. Garantir un financement adéquat pour soutenir le grand projet de la transition énergétique est une question à laquelle le groupe des travailleurs attache une grande importance. À cet égard, Isabel Caño, membre du groupe des travailleurs, a souligné que des investissements économiques majeurs étaient nécessaires pour parvenir à une transition équitable vers une industrie à faible intensité de carbone et à la création d’emplois décents et de qualité. L’UE devrait jouer un rôle moteur pour s'assurer que la question du financement sera au cœur des débats à la COP 24. Gabriele Bischoff, présidente du groupe des travailleurs, a fait remarquer que la transition juste en ce qui concerne le changement climatique et l’économie numérique sont des défis majeurs qui nécessitent davantage de fonds européens. En outre, ils doivent être traités de manière cohérente, par une Europe unie, afin que les citoyens aient le sentiment qu'ils sont menés vers cette nouvelle ère par des personnes compétentes. Rudy De Leeuw, membre du groupe des travailleurs et président de la FGTB, a affirmé que le débat que l'Europe devrait mener doit justement porter sur la manière d'orienter l'industrie européenne vers l'avenir. Il était temps d'arrêter de subir le progrès technologique et d'agir concrètement pour assurer une transition juste. L’UE avait besoin d’une stratégie durable à long terme qui garantit l’égalité des droits et le respect de l’environnement, et d’une économie réelle qui promet des emplois bien rémunérés et de haute qualité par la taxation des bénéfices plutôt que des investissements. Le Comité était en train de préparer une position à cet égard qu'il présenterait aux institutions de l’Union européenne.

Débat sur la présentation des priorités de la présidence bulgare du Conseil de l’UE

Au cours du débat avec Mme Roussinova, vice-ministre bulgare du travail et de la politique sociale, le groupe des travailleurs a souligné la priorité que donnait la présidence bulgare à une Europe sociale forte en tant que thème horizontal dans le cadre des discussions sur l'avenir de l'Europe et sur la stabilité et la sécurité. Il a également mis en exergue l'importance de la mise en œuvre du pilier des droits sociaux.

Les membres du groupe des travailleurs ont souhaité plein succès à la présidence bulgare dans l'exercice de mise en œuvre de ses priorités, soulignant notamment la nécessité pour l’Union d’avoir une dimension sociale forte. Le 17 janvier 2018, la session plénière du CESE a également accueilli Mme Roussinova, vice-ministre bulgare du travail et de la politique sociale, pour un débat sur la présentation des priorités de la présidence bulgare du Conseil de l’UE. Dans ce contexte, Gabriele Bischoff, présidente du groupe des travailleurs, a souligné que les inégalités, la pauvreté, le chômage et les divergences mettaient l’UE en danger et que la présidence bulgare devait jouer un rôle clé pour faire appliquer le pilier social à l'échelle de l’UE et au niveau national, afin de garantir une convergence économique et sociale et lutter ainsi contre les replis nationalistes. Plamen Dimitrov, membre du groupe des travailleurs et président de la Confédération des syndicats indépendants de Bulgarie, a également insisté sur le fait que la première priorité était le respect des engagements dans le cadre du pilier social en intégrant la dimension sociale dans le semestre européen. Il a appelé à faire de la création d'une alliance pour la convergence des salaires et des niveaux de revenu minimum une priorité politique. Giuseppe Iuliano, membre du groupe des travailleurs, a souligné que l’Union européenne était très intéressée au développement de la région des Balkans occidentaux, et a appelé à une utilisation appropriée et cohérente des instruments financiers d’aide à la préadhésion. La Bulgarie pourrait partager sa propre expérience en matière d’intégration européenne.