Débat : Plénière de mai à propos de l’antisémitisme

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Lors de la dernière session plénière, le CESE a organisé un débat sur l’antisémitisme croissant en Europe. Mme Raya Kalenova (vice-présidente du Congrès Juif européen), Monsieur Michał  Bilewicz (professeur agrégé au Centre de recherche sur les préjugés de l’Université de Varsovie) et Monsieur Joël Kotek (professeur à l’Université Libre de Bruxelles et professeur à l’Institut d’Etudes politique (Sciences Po de Varsovie) étaient invités à prendre la parole.

Mme Kalenova a souligné la croissance mondiale de l’antisémitisme et son impact sur la vie de la population juive ainsi que sur l’avenir de l’Europe. La lutte pour l’Europe et la lutte contre l’antisémitisme sont essentiellement la même lutte.

Le professeur Bilewicz a présenté les résultats de la recherche sur l’antisémitisme en Europe. Les études montrent que la perception publique du peuple juif est plutôt négative dans toute l’Europe, et que les juifs ressentent une augmentation récente de l’antisémitisme. Il a souligné l’importance d’inclure l’influence juive dans l’histoire européenne dans les programmes scolaires.

M. Kotek a présenté l’histoire des mouvements liés à l’antisémitisme et la signification de l’antisémitisme.

Ce qui est important, c’est de se rendre compte que la différence entre le racisme et l’antisémitisme est que les juifs ont presque disparu en Europe – en France, ils représentent 1 % de la population totale mais 51 % des actes racistes impliquent ou ciblent Juifs.

Le président de notre groupe, M. Metzler, a contribué au débat et a souligné que l’UE a été construite sur la mémoire de l’Holocauste. L’énergie de ces expériences, de ces décisions et de ces sentiments nous conduit jusqu’à aujourd’hui à une lutte longue et difficile vers une Union européenne comme un projet de paix du 20ème et du 21ème siècle.

Mr Metzler also commented on the responsibilities of the CSOs as being neutral in respect of any political and religious aspects.

M. Metzler a également souligné que les responsabilités des organisations de la société civile sont neutres en ce qui concerne tous les aspects politiques et religieux.

« Je pense qu’il s’agit d’une obligation publique et d’une obligation personnelle de défendre nos valeurs européennes, y compris l’opposition à l’antisémitisme ». Il a souligné : « Nous devrions tous protester et parler franchement et librement dans nos cercles personnels quand nous entendons des blagues désagréables sur le peuple juif et le passé. Je pense que c’est une obligation publique et c’est aussi une obligation personnelle de défendre nos valeurs européennes. »

Regardez son intervention complète ici.

La présidente de la section REX et membre du groupe III, Mme Slavova, a souligné que l’éducation est un élément clé de la prévention contre l’antisémitisme : c’est pourquoi il convient d’introduire une formation sur toutes les formes d’intolérance, de racisme et de crime haineux, en particulier les préjugés antisémites et les crimes haineux dans nos programmes scolaires, dans la formation professionnelle des personnes travaillant dans le domaine de la sécurité et de la justice ainsi que dans les programmes de cours d’intégration, encourager les échanges entre enfants et jeunes de différentes confessions par des activités communes. Et voici le rôle de la société civile pour promouvoir le respect de toutes les confessions et l’appréciation de la diversité. 

 Nous devrions tous le savoir et nous en souvenir!, a conclu Mme Slavova. Regardez son intervention complète ici.