Commissaire Stylianides: rescEU n’est qu’une première étape dans la mise à niveau du mécanisme de protection civile.

Devant les effets dévastateurs du changement climatique le Comité économique et social européen (CESE) insiste auprès des institutions européennes pour qu’elles adoptent de nouvelles mesures et politiques communes dans le cadre de la proposition sur le dispositif rescEU, afin d’opposer une réaction plus efficace et plus concrète aux catastrophes.

Lors de sa session plénière du 18 octobre dernier, le CESE a présenté les propositions en vue de renforcer la réaction de l’UE en matière de protection civile qu’il a formulées dans son avis sur le dispositif rescEU .

M. Stylianides a insisté sur l’importance de l’avis du CESE, qui reflète le point de vue des citoyens européens, et il a souligné que «le nouveau mécanisme rescEU marque une première étape dans la mise à niveau du mécanisme de protection civile de l’Union, qui devrait combler les lacunes du système actuel de réaction d’urgence et mettre l’accent sur la prévention. Il est appelé à compléter les systèmes nationaux plutôt qu’à les remplacer».

Le commissaire a par ailleurs reconnu que la proposition devait dépasser la seule question de la réaction aux catastrophes et tendre vers l’objectif de se préparer pour y faire face.

Selon lui, le dispositif rescEU est un outil valable pour gagner la faveur des citoyens car il adresse un message de solidarité européenne.

Comme l’a souligné le rapporteur du CESE pour ce dossier, , «l’expérience de ces dernières années a montré que l’actuel mécanisme de protection civile de l’Union, qui repose sur les contributions volontaires des États membres, n’est pas suffisant pour répondre aux catastrophes de grande envergure. Nous devons éduquer et préparer toutes les générations, dès le plus jeune âge, et nous avons besoin aussi d’un mécanisme commun pour toute l’Europe.»

Le CESE estime qu’il faudrait élaborer des principes généraux et des lignes directrices qui contribueraient à établir un cadre législatif commun et moderne pour les systèmes d’alerte rapide, le volontariat et l’intervention institutionnalisée à tous les niveaux des autorités responsables de la protection civile. Il faut également fixer les taux d’engagement en faveur des mesures de prévention dans les budgets des États membres. (sma)