Chères lectrices, chers lecteurs,

Les dernières élections au Parlement européen ont confirmé la victoire de ceux qui veulent plus – et non pas moins – d’Europe, ce qui laisse présager un renouvellement démocratique fondé sur le développement durable et des institutions inclusives.

Au lendemain de ce scrutin, ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est de savoir si le Parlement européen et, plus généralement, l’ensemble des institutions et organes européens, seront capables d’obtenir des résultats là où cela compte le plus. Comme nous le savons tous, pour atteindre cet objectif, nous devons absolument veiller à ce que le développement durable se trouve au cœur de nos politiques et de nos actions.

Alors que les auditions des nouveaux commissaires désignés sont sur le point de se terminer, il est rassurant de constater qu'Ursula von der Leyen, la présidente élue de la Commission, a inclus dans son «programme pour l’Europe» de nombreuses initiatives qui vont dans ce sens: un plan d’investissement pour une Europe durable, un nouveau pacte vert pour l’Europe ou encore l’égalité entre les hommes et les femmes, pour ne citer que quelques exemples.

En tant que maison de la société civile européenne, notre institution a elle aussi pris acte de la décision de Mme von der Leyen de donner un nouvel élan à la démocratie européenne au moyen d’une conférence sur l’avenir de l’Europe, et nous sommes prêts à y participer pleinement, étant donné que nous sommes l’organe européen le plus proche des citoyens et que nous incarnons pleinement le concept de démocratie participative.

Il nous faut en effet nous préparer à accueillir le changement avec un nouvel état d’esprit, en faisant appel à des stratégies et des méthodes propres à résoudre les défis complexes qui se posent à nous aujourd’hui. Et il est impossible de le faire à Bruxelles, en vase clos. Nous devons trouver de nouveaux modèles de collaboration, de nouvelles formes de dialogue avec les citoyens sur le terrain.

Tout nouveau départ représente aussi une nouvelle opportunité, et il est aujourd’hui impératif d’intensifier le dialogue, que ce soit au niveau des institutions européennes entre elles ou entre l’Union européenne et ses citoyens. Il nous appartient, pour notre part, de démontrer qu’il est précieux d’être à l’écoute de la société civile, sachant qu’en la matière le CESE joue un rôle clé.

Tout renouveau de l’Europe passe nécessairement par une amélioration de la manière dont nous communiquons à son propos. C’est dans ce souci que le CESE a tenu à Malaga l’édition 2019 de son séminaire des attachés de presse de la société civile au cours duquel journalistes, représentants de la société civile et du monde universitaire ou encore spécialistes des questions de communication se sont penchés sur le bilan de l’Union européenne au terme de ses soixante années d’existence, et ont exploré les avantages qu’il y a à construire «une union toujours plus étroite» plutôt que de laisser chacun faire cavalier seul.

Les différents acteurs présents au séminaire des attachés de presse de la société civile à Malaga se sont employés à tracer les contours d’une approche neuve et ambitieuse pour communiquer l’Union européenne à nos concitoyens. Je suis fermement convaincu de la nécessité de coopérer largement pour que notre message, «l’union c’est la force», soit entendu.

Luca Jahier,

Président du CESE