Le commissaire Hogan au CESE: la décision sur le budget de la PAC appartient désormais aux colégislateurs

Le 20 février dernier, le CESE a accueilli le commissaire Hogan pour parler de la future PAC.

Phil Hogan a souligné qu’il était important que la PAC évolue. En plus de l’approvisionnement alimentaire, elle devrait également fournir d’autres biens publics en contrepartie de sa position particulière dans le budget de l’Union européenne.

En ce qui concerne le budget, le commissionnaire a affirmé: «Les États membres, en codécision avec le Parlement européen, ont toute latitude pour augmenter leur budget global en vue de maintenir la PAC à son niveau actuel.» Il a indiqué espérer qu’un accord serait rapidement conclu quant au cadre financier pluriannuel (CFP), car les agriculteurs ont besoin de certitude et de stabilité quant à la politique menée et au budget.

Le commissaire a également évoqué l’accord politique sur une nouvelle règle visant à interdire certaines pratiques de commerce déloyales dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire, accord auquel le CESE a largement contribué par son avis et qui fera l’objet d’un vote lors de la session plénière du Parlement européen en mars.

Pendant le débat avec le commissaire, John Bryan, membre du CESE, a précisé que le CESE était en faveur d’une PAC forte, assortie d’un budget solide, la PAC étant importante pour la paix et la cohésion.

Maurizio Reale, président de la section NAT du CESE, a fait remarquer que la future PAC devait être davantage centrée sur le changement climatique et que les agriculteurs devaient être mieux protégés par les accords de libre-échange.

Peter Schmidt, président de l’observatoire du développement durable du CESE, a insisté sur la nécessité de lutter plus efficacement contre les pratiques déloyales dans la chaîne alimentaire et d’inclure les objectifs de développement durable dans notre politique alimentaire. Il faut imposer aux importations de denrées alimentaires les normes élevées que nous exigeons de nos producteurs. (sma)