You are here

Vers une économie européenne plus résiliente et durable, dotée d’une vision pour achever l’UEM

À moins de deux mois des prochaines élections européennes, l’économie de l’UE est confrontée à un ensemble de défis complexes qui devront être relevés au cours de la prochaine législature. La croissance économique de l’Union ralentit et la situation du marché du travail dans certains États membres demeure préoccupante. Le déficit d’investissement, tant public que privé, doit être comblé pour stimuler la productivité et la compétitivité. Les nouvelles évolutions dans le contexte de la quatrième révolution industrielle, notamment les répercussions de l’automatisation et de l’intelligence artificielle, modifient en profondeur l’économie. Cette situation s’inscrit dans un contexte d’incertitude accrue due au Brexit, au protectionnisme commercial et à l’instabilité générée par les risques géopolitiques mondiaux.

Dans ce contexte, le CESE estime qu’indépendamment du résultat des élections européennes, l’UE doit de toute urgence accroître la résilience de son économie en adoptant diverses mesures susceptibles de stimuler l’investissement, y compris dans le capital humain, de renforcer la demande intérieure et extérieure et, d’une manière générale, d’améliorer les performances des entreprises de l’UE sur le marché. Dans le même temps, un nouvel élan politique est nécessaire pour mettre en place les pièces manquantes de l’Union économique et monétaire européenne (UEM), afin de renforcer la cohésion et la convergence économiques et sociales, la compétitivité mondiale et la confiance générale des citoyens et des investisseurs dans l’UE.

Cette audition publique abordera donc, du point de vue de la société civile au sens large, l’avenir de l’économie européenne et les initiatives et décisions politiques qui devront être prises au cours de la prochaine législature et au-delà. Sur la base des conclusions du débat, le CESE élaborera deux avis d’initiative, intitulés «Vers une économie européenne plus résiliente et durable» et «Une nouvelle vision pour achever l’Union économique et monétaire». Ceux-ci seront transmis au Parlement européen nouvellement élu et à la prochaine Commission européenne en vue d’influencer de manière constructive les futurs décideurs européens, en leur proposant une analyse objective et des suggestions pratiques concernant la voie à suivre pour l’économie européenne.