Une Europe efficace pour les travailleurs - Une mobilité juste et des droits du travail solides

Les 12 et 13 octobre 2016, le groupe des travailleurs a organisé une réunion extraordinaire à Bratislava.

La première partie de la réunion, qui a eu lieu dans l'après-midi du 12 octobre, a été consacrée à une évaluation des priorités et du programme de la présidence slovaque, ainsi qu'aux évolutions sociales dans ce pays. Après l'allocution d'ouverture de Gabriele Bischoff, présidente du groupe des travailleurs, des représentants du gouvernement slovaque, des syndicats slovaques et du monde de la recherche ont fait état de la situation dans ce pays qui enregistre un taux de croissance parmi les plus élevés en Europe, mais dont le niveau salarial est encore relativement bas. Plusieurs représentants du gouvernement slovaque sont intervenus, notamment Robert Fico, premier ministre de la République slovaque, Ján Richter, ministre de l’emploi, des affaires sociales et de la famille, et Peter Žiga, ministre de l’économie. Jozef Kollár, président de la confédération des syndicats (KOZ SR), a également participé au débat.

Un autre sujet majeur de discussion a été l'avenir du projet européen et le risque que court l'UE de voir échouer ses réalisations des 60 dernières années, en particulier en termes de droits et de valeurs fondamentales. Le débat a eu lieu le 13 octobre et a été introduit par Georges Dassis, président du CESE. Si l'UE veut regagner la confiance de ses citoyens, elle doit absolument élaborer un projet positif pour ses travailleurs. M. Dassis a abordé cette question en mettant un accent particulier sur la nécessité pour l'Europe de garantir des conditions de vie et de travail équitables pour ses travailleurs et ses citoyens. Dans ce contexte, le groupe a discuté de la mobilité des travailleurs, qui est actuellement l'une des questions les plus controversées de la politique européenne.

Se référant à la révision en cours de la directive sur le détachement des travailleurs, Gabriele Bischoff a déclaré: "La liberté de circulation, pourtant un droit fondamental garanti par les traités, suscite des craintes d'un dumping social et salarial qui sont partagées par les citoyens à travers l'UE, mais qui sont en fait la conséquence de l'exploitation de ces travailleurs. La réponse que l'Europe donnera à cette question définira son orientation future".

Parmi les intervenants figuraient Branislav Ondruš, secrétaire d’État au ministère de l'emploi, des affaires sociales et de la famille de la République slovaque, Jackie Morin, chef de l'unité «Libre circulation des travailleurs» à la Commission européenne, Liina Carr, secrétaire confédérale de la CES, et Cinzia Del Rio, membre du groupe des travailleurs.

Adresse: Hotel SOREA Regia, Kráľovské údolie 6, 811 02 Bratislava, SR