Les priorités des employeurs pour 2019

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Les élections européennes, une démarche horizontale concernant les PME, l’éducation ou encore le commerce équitable comptent parmi les principaux domaines d’intérêt des organisations européennes d’employeurs pour 2019. Le 20 février, des représentants de BusinessEurope, du CEEP et de SMEunited ont rencontré des membres du groupe des employeurs pour discuter des questions à examiner plus particulièrement cette année.

SMEunited – Façonner l’Europe pour les PME

Actuellement, SMEunited se concentre principalement sur le sujet des élections européennes. Cette organisation propose une série de priorités pour le prochain mandat, à savoir l’accès aux ressources, le développement technologique, le passage au numérique, l’écologisation de l’économie et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. SMEunited a publié une note contenant dix priorités pour les élections européennes.

«À l’occasion des débats sur le cadre financier pluriannuel (CFP), nous avons défendu l’idée d’accorder une attention particulière aux PME et aux programmes qui les aident, tels qu’InvestEU, Horizon Europe, les fonds de cohésion et Erasmus+», a fait valoir Veronique Willems, secrétaire générale de SMEunited. La politique de cohésion doit tenir compte de la société civile. Mme Willems a insisté sur l’importance de démontrer aux entreprises locales et aux PME que l’Europe est présente à leurs côtés et qu’elle se préoccupe d’elles.

BusinessEurope – Une ambition pour les entreprises à l’horizon 2030

Markus Beyrer, directeur général de BusinessEurope, a souligné que le monde des entreprises était prêt et disposé à faire entendre sa voix concernant l’avenir de l’Europe. BusinessEurope a élaboré une vision pour l’Europe à l’horizon 2030 qui définit la manière de créer les bonnes conditions-cadres pour renforcer la compétitivité et l’entrepreneuriat, et de permettre aux entreprises de jouer leur rôle, dans l’intérêt de la société.

S’agissant du Brexit, M. Beyrer a mis en relief toute l’ampleur de son incidence sur les activités commerciales. BusinessEurope a plaidé en faveur d’une approche systématique qui protégerait l’économie des deux parties. Concernant la question du salaire minimum, il a indiqué que le monde des entreprises n’était pas favorable à la fixation d’un salaire minimum au niveau européen; c’est une question qui relève des partenaires sociaux nationaux.

BusinessEurope a également appelé à l’adoption d’une approche plus stratégique et plus solide de la politique industrielle. Les notions de marchés publics, de commerce, d’aide d’État, de recherche et de politique de concurrence devraient être repensées. Il convient de soutenir la politique européenne de la concurrence, fondamentale pour le marché unique. M. Beyrer a ajouté que le monde est clairement en mutation et que les règles doivent être adaptées.

CEEP – Davantage de coopération en matière de N-D-V

«N-D-V – numérisation, décarbonation et vieillissement de la population, voici les questions sur lesquelles le CEEP entend concentrer son action au cours de la prochaine législature du Parlement européen. Nous voulons œuvrer avec la nouvelle Commission européenne afin de renforcer le pilotage du Semestre européen, des exercices d’évaluation comparative et du développement du socle des droits sociaux», a déclaré Valeria Ronzitti, secrétaire générale du CEEP. Un tel engagement permettrait aux employeurs de faire pression en faveur des réformes, si nécessaires au niveau national.

Les employeurs devraient unir leurs forces et convenir de parler ensemble afin d’encourager les parties prenantes au sein des États membres à affirmer haut et fort que l’Europe est le meilleur endroit au monde pour vivre, travailler et entreprendre. Élargir le soutien aux politiques en faveur des entreprises, faire valoir la nécessité d’une politique horizontale pour les PME, assurer une approche inclusive pour tous les employeurs figuraient parmi les autres thèmes abordés par Mme Ronzitti. Elle a fait savoir combien elle appréciait la participation active des membres du CESE à la plateforme REFIT et les progrès accomplis grâce aux avis sur la subsidiarité et la surréglementation.