Reconnaissance des compétences et qualifications acquises dans le cadre d'apprentissages non formels et informels – la contribution pratique de la société civile organisée

16 Sep 2015
Adopté Références: SOC/521 EESC-2015-00802-00-00-ac-tra Avis d'initiative Rapporteur: Trantina (Activités diverses - GR III / République tchèque) Co-rapporteur: Zvolská (Employeurs - GR I / République tchèque) Session plénière: 510 - 16 Sep 2015 - 17 Sep 2015 (Synthèse session plénière) OJ C 13, 15.1.2016, p. 49–56
Reconnaissance des compétences et qualifications acquises dans le cadre d'apprentissages non formels et informels – la contribution pratique de la société civile organisée

Avis du CESE: Reconnaissance des compétences et qualifications acquises dans le cadre d'apprentissages non formels et informels – la contribution pratique de la société civile organisée

Points clés

Le CESE:

  • est convaincu qu'il convient de mettre l'accent sur l'identification, l'enregistrement, l'évaluation et donc la valorisation des résultats obtenus grâce à l'apprentissage non formel et informel, et ce d'une manière qui soit la plus comparable possible;
  • recommande que les États membres offrent la possibilité de bénéficier de la validation des acquis de l'apprentissage non formel et informel et développent les institutions qui fournissent aux citoyens des instructions et conseils sur les avantages, les possibilités et les mécanismes de validation des compétences;
  • appelle à soutenir l'ensemble des parties prenantes, notamment les partenaires sociaux et d’autres organisations de la société civile, afin qu’elles soient conscientes des avantages qu'apporte une telle validation et qu'elles puissent participer activement à la mise au point des cadres nationaux des certifications et à la définition des qualifications professionnelles;
  • considère qu'il est indispensable de disposer au préalable d'un cadre législatif de qualité à l'échelon national garantissant l’équivalence des certificats obtenus suite à une éducation formelle et à un apprentissage non formel ou informel. Cette nécessité pose des exigences très élevées s'agissant de la qualité des procédures de validation, qu’il convient de soutenir aussi sur le plan financier, par exemple grâce au Fonds social européen;
  • appelle les établissements d’enseignement, notamment les écoles d'enseignement secondaire et les universités, à soutenir davantage la validation des compétences et des savoirs acquis de manière non formelle. À cet égard, il existe dans l'UE un certain nombre d’exemples de bonnes pratiques qu'il convient de diffuser;
  • est convaincu que la négociation collective et le dialogue social entre les syndicats et les employeurs peuvent tenir une place importance dans le processus de validation de l'éducation non formelle et de l'apprentissage tout au long de la vie. Par leur biais, il est nécessaire d'œuvrer à la validation de l'apprentissage non formel, en ce qu'il constitue un apport important au débat sur l’employabilité et les instruments qui la favorisent;
  • estime que, dans un contexte de chômage élevé des jeunes, il est judicieux de favoriser les possibilités d'interaction mutuelle entre les agences d'emploi privées et publiques, les organisations bénévoles (notamment celles de jeunes) et les employeurs;
  • ne cache donc pas sa déception que la Commission européenne ait suspendu les préparatifs de l'«Europass Experience», et il l’encourage à se mobiliser et à finaliser avec succès cet instrument.

Contexte

Le CEDEFOP a récemment publié L’Inventaire européen de validation des apprentissages non formels et informels, qui couvre 33 pays européens. Il a montré qu’il est nécessaire de mieux concevoir et utiliser des outils efficaces pour reconnaître les apprentissages non formels et informels, afin que les pays puissent contribuer davantage à réduire les goulets d’étranglement qui étouffent le marché de l’emploi au sein de l’UE. De nouveaux outils et de nouvelles politiques sont en cours de conception et le CESE a déclaré à plusieurs reprises qu’il aimerait avoir son mot à dire dans ces processus.

Cet avis devrait résumer les préoccupations des employeurs, des salariés et des autres organisations de la société civile, telles que les ONG de jeunes et du secteur éducatif, concernant les procédures pratiques de reconnaissance et de validation des apprentissages non formels et informels et formuler des propositions pour des solutions pratiques. Ces différents points viendraient alimenter les travaux de la Commission menés en 2015.