25 histoires de 25 citoyens actifs

La citoyenneté active est le ciment qui maintient la cohésion dans la société.  Il n’y a pas de véritable démocratie sans citoyenneté active. 

Vous pouvez lire ici 25 exemples, pour découvrir comment nos membres s'engagent dans la citoyenneté active et, pourquoi pas, y trouver des idées pour agir vous-même!

Chaque semaine, une autre histoire s'ajoutera à cette liste. Alors revenez nous lire...

 

 

Les nouveaux droits doivent être défendus

6 Aug 2012 Par: Andrzej Adamczyk 0 Posts

 

«La citoyenneté active est fonda­mentale. Il est essentiel de s’en­gager pour des choses que vous estimez importantes, d’améliorer votre propre vie et celle d’autrui et de créer un monde où il fasse meilleur vivre. Cela signifie qu’il faut comprendre les droits dont vous disposez et le rôle qui peut être le vôtre, mais aussi qu’il faut utiliser ces droits et s’engager dans des activités».

Andrzej Adamczyk comprend aussi bien que quiconque la valeur de ses droits civils. En tant que militant syndicaliste sous le régime communiste en Pologne, il a été fortement impliqué dans la lutte de son pays pour la démocratie. Son syndicat, Solidarnosc, a été un acteur majeur dans la transformation du pays. «Cela seul pourrait être suffisant», se dit-il. «Mais, à présent, je prends part aux travaux du CESE. On passe donc du cadre national au cadre européen, ce qui est particulièrement intéressant pour moi et pour les Polonais. La Pologne est l’une des nations les plus enthousiastes de l’UE. Cet engagement signifie que je crois au syndicalisme et à l’intégration européenne. Je crois à son utilité non seulement pour la Pologne, mais pour l’Europe dans son ensemble».

Mobilisation

M. Adamczyk affirme qu’il est plus important que jamais, dans cette crise, de s’engager dans le mouvement européen. L’Union européenne devrait être perçue comme une partie de la solution, non comme une partie du problème.

Solidarnosc est né en 1980. «Tout le monde était mobilisé», rappelle M. Adamczyk. «Il y avait beaucoup d’enthousiasme. Dix millions de personnes participaient à ce mouvement. Ensuite, après son interdiction en décembre 1981, j’étais resté actif - rien de spécial, mais je distribuais notamment des tracts, chose qui bien entendu était totalement illégale!» Après que le syndicat a été à nouveau autorisé en 1989,

Adamczyk a commencé à travailler dans un premier temps comme attaché de presse de Solidarnosc, puis au département des relations internationales.

«Quand le processus de transformation s’est amorcé en 1989, l’un des slogans qui revenait le plus souvent était : «Nous faisons partie de l’Europe». Tout le monde comprenait que notre place était dans la Communauté européenne. Nous étions quelque peu déçus, car cela a pris beaucoup plus de temps que prévu!». Mais, en 1989, personne ne pouvait prévoir que tout le bloc de l’Est s’eff ondrerait, fait-il observer. Avec une longue liste de nouveaux pays attendant leur tour, le processus d’adhésion a été particulièrement long. «Mais cela a peut-être eu du bon», ajoute­t-il, «parce ce que nous avons disposé de temps et que nous nous en sommes servis pour mieux nous préparer à cette adhésion».

Mettre fin au scepticisme

De nombreux événements sont organisés pour célébrer la première Présidence polonaise de l’Union européenne en 2011, et ils bénéficient d’une large couverture médiatique en Pologne, ajoute-t-il. Mais le soutien actif des citoyens est davantage dû aux changements qui ont eu lieu en Pologne depuis le 1er mai 2004. «Ces évolutions sont visibles – notamment si l’on observe la façon dont se développent les infrastructures. La Pologne n’a pas été frappée par la crise aussi durement que l’ont été d’autres pays. Les gens vivent relativement bien et ils le savent – ils savent que cela est lié à notre adhésion à l’Union. Avant l’adhésion, on craignait que le secteur de l’agriculture s’eff ondre, que les terres soient rachetées par des ressortissants d’autres pays, que les prix grimpent rapidement … mais rien de tout cela ne s’est produit. En fait, les agriculteurs en ont tiré le plus grand avantage. Aujourd’hui, le scepticisme a quasiment disparu».

Désormais, les activités de M. Adamczyk portent principalement sur les relations internationales, à travers la Confédération syndicale internationale et des organisations telles que le BIT, le FMI et la Banque mondiale. «Nous avons de nombreux contacts avec les syndicats en Europe orientale, notamment dans des pays où ils se trouvent sous pression, comme en Biélorussie. Nous essayons de les soutenir – nous avons fait de même en Russie et en Ukraine. Et nous avons des contacts réguliers avec les syndicats en Géorgie. Ils éprouvent les mêmes diffi  cultés que celles que nous avons connues en Pologne par le passé». 

0 Posts

RSS

Commenter s'il vous plaît

Post Details

up to 2000 characters

Validation
Code

Si vous ne voyez pas les caractères, essayez de rafraîchir la page (au moyen de la touche F5).