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25 histoires de 25 citoyens actifs

La citoyenneté active est le ciment qui maintient la cohésion dans la société.  Il n’y a pas de véritable démocratie sans citoyenneté active. 

Vous pouvez lire ici 25 exemples, pour découvrir comment nos membres s'engagent dans la citoyenneté active et, pourquoi pas, y trouver des idées pour agir vous-même!

Chaque semaine, une autre histoire s'ajoutera à cette liste. Alors revenez nous lire...

 

 

Pour améliorer la société européenne!

23 Jul 2012 Par: Anna Maria Darmanin 0 Posts

La citoyenneté active est un vaste concept, qui ne se prête guère à la définition et pourtant essentiel au bien-être de la société et de ses membres. Si on leur demande de la définir, nombreux sont ceux qui répondront qu’il s’agit de «donner quelque chose en retour», de reconnaître que nous dépendons tous les uns des autres et qu’en apportant une contribution positive à l’évolution de la société, nous nous aidons nous-mêmes autant que nous aidons les autres.

Dans une société démocratique, tout le monde – les individus comme les groupes – a le droit de participer aux pratiques et aux institutions démocratiques. D’une certaine manière, il en découle l’obligation de veiller à ce que personne ne soit exclu. Il serait possible d’avancer que la citoyenneté active consiste à trouver un juste équilibre entre les droits et les responsabilités. Mais s’il est aisé d’énoncer des droits dans des déclarations et des chartes, il est moins évident d’énumérer les responsabilités.

Les activités dont on peut considérer qu’elles relèvent de la citoyenneté active sont à la fois nombreuses et variées. Prises ensemble, elles contribuent à construire une démocratie saine et participative. Voter et se présenter aux élections, enseigner et apprendre, soutenir une bonne cause, recycler, défendre l’environnement, militer et être volontaire en sont autant d’exemples. Ces activités peuvent s’inscrire dans un contexte professionnel, politique ou personnel. Elles peuvent avoir une portée internationale, ou plus simplement concerner le voisin d’à côté.

Une chose est sûre : la citoyenneté active est essentielle à la société à tous les niveaux et pour des raisons aussi multiples que les avantages qu’elle procure, qu’ils soient politiques, sociaux, culturels et individuels, pour ne prendre que quelques exemples parmi tant d’autres.

La citoyenneté active se trouve au cœur du rôle du Comité économique et social européen. Dans le présent ouvrage, 24 membres du CESE évoquent leur contribution personnelle, en tant qu’hommes ou femmes d’aff aires, syndicalistes, militants et volontaires, et esquissent ainsi une fresque fascinante d’intérêts et de priorités. Tous ont néanmoins pour point commun un sens profond de la solidarité et le souci d’améliorer le bien-être des autres membres de la société.

Le ciment de la société

La citoyenneté active est le ciment qui maintient la cohésion dans la société. Si chaque individu se contentait d’aller au travail, de gagner sa vie et d’agir selon ses propres intérêts, la société s’effondrerait. En rassemblant diff érentes générations et différents milieux, la citoyenneté active donne naissance à une solidarité qui – alors que l’espérance de vie s’allonge chaque année – revêt une importante sans cesse croissante pour le bien-être à long terme de la société européenne.

Il s’agit également d’une forme de compétence, car la citoyenneté active requiert de se tenir informé de ce qui se passe autour de nous, d’acquérir et d’articuler des connaissances de façon à pouvoir se forger un avis éclairé, ainsi que de pouvoir et d’oser réagir de manière appropriée, individuellement ou collectivement. La citoyenneté active réalise l’idée que tout un chacun peut contribuer au bien-être de la communauté dans laquelle il vit – qu’elle soit locale, nationale ou mondiale.

La véritable citoyenneté active se fonde sur un ensemble de valeurs fondamentales, notamment le respect de l’État de droit, la démocratie, la justice, la tolérance et l’ouverture d’esprit, ainsi que le respect des droits et des libertés d’autrui.

Par conséquent, elle contribue de manière insigne à renforcer la cohésion sociale. Dans son avis de 2010 sur «l’intégration et l’agenda social», le CESE souligne qu’accroître la participation civique, culturelle et politique des immigrants – entre d’autres termes, encourager leur citoyenneté active – peut favoriser leur intégration plus rapide. Mais les bienfaits de la citoyenneté active ne se limitent pas aux seules personnes issues de communautés ethniques différentes. Elle contribue à estomper différences et incompréhensions, ainsi qu’à stimuler la solidarité entre riches et pauvres, faibles et forts, entre les membres de différents milieux sociaux et en particulier entre générations.

Éveiller la sensibilité sociale dès le plus jeune âge 

Naturellement, le CESE n’a cessé de souligner que la citoyenneté active peut contribuer à favoriser l’intégration des enfants et des jeunes dans la société et à leur donner le sentiment d’appartenir à une communauté plus large. Le Comité a formulé des propositions précises afin de renforcer le lien entre la société civile organisée et les écoles. Dans son avis sur «Les activités volontaires : leur rôle dans la société européenne et leur impact», le Comité déclare : «Il est nécessaire de donner une plus grande place, au sein de l’enseignement primaire, aux activités pédagogiques consacrées au développement de la sensibilité sociale et à la participation à la résolution de questions sociales d’intérêt général. On pourrait par exemple encourager la participation des jeunes à des activités importantes et utiles en leur proposant des activités pratiques en option». S’il va de soi que l’apprentissage de la citoyenneté active dans les écoles est essentiel, le développement du sens de la solidarité sociale dépend néanmoins tout aussi fortement de l’éducation que les jeunes reçoivent à la maison.

Dans son avis de 2011 sur l’initiative «Jeunesse en mouvement», le Comité a réaffirmé la nécessité de créer des «instruments promouvant la participation des jeunes à la vie de la société». À cet égard, le CESE n’est pas resté inactif, puisqu’il a lui­même lancé en 2010 l’initiative «Votre Europe, votre avis». Chaque année, le Comité s’adresse à des écoles de toute l’UE et invite 100 élèves et enseignants à Bruxelles pour simuler les débats d’une session plénière du CESE. Ces élèves apprennent non seulement à formuler des politiques et à défendre leurs idées, mais ils ont également l’occasion de rencontrer des jeunes d’autres pays européens et de développer une compréhension mutuelle et un sentiment durable de camaraderie. «Il convient de promouvoir la citoyenneté active, et plus particulièrement le volontariat, comme une partie naturelle de notre vie, et ce dès l’enfance. Il est donc primordial d’aider les jeunes à prendre de bonnes habitudes», déclare Pavel Trantina (République tchèque), le rapporteur de cet avis.

Le CESE a déjà souligné le rôle que joue la citoyenneté active afin de renforcer le «capital social» des individus et des collectivités, car elle facilite l’établissement de contacts et de liens sociaux, elle renforce la confiance mutuelle et elle contribue au développement social et économique.

Participation et militantisme

L’UE est une démocratie parlementaire, c’est-à-dire que les citoyens élisent directement leurs représentants au Parlement européen. Mais comme le souligne Dana Štechová (République tchèque), la citoyenneté active ne saurait se résumer à voter à intervalles réguliers. Le CESE incarne un modèle parallèle, mais tout aussi important : la démocratie participative, qui encourage les gens à agir en leur propre nom. «La promotion de la démocratie participative est une tâche qui ne s’achève jamais», nous a expliqué Mme Štechová lorsque nous l’avons rencontrée. «Il est important de contrer les forces qui voudraient s’arroger trop de pouvoir, souvent au détriment des personnes les plus vulnérables de la société et en totale contradiction avec les valeurs européennes. Nous avons parfois tendance à oublier les principes fondamentaux de l’UE : la paix, la solidarité, la justice sociale et le droit à une vie décente. Ce sont là de bien grands mots, mais ce sont des mots dans lesquels je crois. Il est important de se souvenir de ces principes et de toujours veiller à les défendre».

Une démocratie participative qui fonctionne est un peu comme une voie à double sens. Elle s’appuie sur la contribution d’individus, de groupes et d’organisations et, en retour, elle incite et encourage ces derniers à s’investir davantage, car elle leur fait prendre conscience qu’ils peuvent faire bouger les choses. Le dialogue permanent qu’entretiennent les membres du CESE avec la société civile leur permet d’aider leurs concitoyens à se tenir informés des décisions qui les concernent et à faire connaître leurs opinions et leurs réactions aux décideurs européens. Le Comité est l’enceinte du dialogue civil – un pont entre l’UE et la société civile.

La citoyenneté active, ce n’est pas nécessairement respecter les règles ou se contenter docilement du statu quo. En effet, il n’est pas rare que les citoyens actifs utilisent des processus démocratiques pour contester les règles existantes. Georgios Dassis (Grèce) souligne le rôle important que jouent les syndicalistes qui, au fil des ans, défilent dans les rues afin d’obtenir une amélioration des conditions de travail. Évoquant sa propre expérience de victime d’un régime non démocratique, il rappelle aussi indirectement le danger de ne pas défendre des droits et des libertés trop souvent considérés comme acquis.

Aller plus loin 

Mais la société évolue rapidement. Avec le marché unique et une mobilité croissante, les communautés sont de moins en moins soudées et les citoyens ont l’impression de ne plus être en mesure de façonner leur propre environnement. Au niveau européen, nous assistons à une montée de l’euroscepticisme dans l’opinion publique, exacerbé par la crise financière. Pire encore, nous voyons çà et là ressurgir le spectre du nationalisme. Ceci confirme combien il importe de changer l’action politique grâce à une approche ascendante qui associe les citoyens actifs et renforce leur sentiment d’appartenance à une communauté. Henri Malosse (France) et Anne-Marie Sigmund (Autriche) soulignent tous deux la nécessité de développer une citoyenneté européenne active. Mme Sigmund estime que l’initiative citoyenne européenne – décrite plus en détail à la page 54 – permettrait d’inspirer une action et une participation transnationales. Dans son avis sur «la citoyenneté européenne et les moyens de la rendre à la fois visible et effective», le CESE souligne la nécessité de forger une identité européenne forte et fondée sur des valeurs communes, en renforçant le dialogue et en soutenant le développement de réseaux citoyens paneuropéens.

Le Comité formule plusieurs suggestions en vue de renforcer l’action transnationale

– comme le service volontaire européen pour les jeunes – et d’améliorer les procédures de consultation. Comme cela est clairement affirmé dans l’avis, les citoyens ont besoin de se sentir plus proches de l’UE et d’être mieux informés sur les droits que leur confère la citoyenneté européenne. «Une citoyenneté européenne devrait elle-même être perçue comme (...) une «nouvelle frontière», ouvrant plus de droits, de libertés et de responsabilités».

Dans son avis sur le «programme d’action – citoyenneté active», le CESE souligne combien il importe de tirer les leçons de l’histoire et de préserver la mémoire du passé lorsqu’il s’agit de forger une identité européenne commune. C’est là un thème qui préoccupe tout particulièrement Andrzej Adamczyk (Pologne). En Europe occidentale, les citoyens ont l’habitude d’exercer leurs droits démocratiques; ils le font depuis des décennies, voire des siècles. Les gens deviennent vite blasés. Mais, dans certains pays comme la Pologne, ces mêmes libertés sont relativement nouvelles et inédites. Comme beaucoup d’autres personnes, M. Adamczyk se rappelle très bien qu’il n’y a pas si longtemps, être un citoyen actif pouvait s’avérer très risqué.

Quel rôle pour le volontariat?

D’après le CESE, «les activités volontaires sont indissociables de la citoyenneté active (...) Les citoyens s’impliquent dans la vie sociale non seulement à travers la participation politique mais aussi par la résolution ciblée de problèmes sociétaux.

En s’engageant dans la vie sociale, ils peuvent mettre en pratique une volonté d’action concrète. C’est précisément cette forme de citoyenneté européenne active qui engendre dans nos sociétés un fort sentiment d’appartenance des citoyens à celles-ci. Les activités volontaires peuvent ainsi être considérées comme l’un des meilleurs exemples de participation et donc comme une composante essentielle, voire une condition de la citoyenneté active». C’est également le Comité qui a émis l’idée, dans son avis, de proclamer une Année européenne du volontariat.

Les activités volontaires sont bénéfiques à de nombreux égards. Elles concourent au développement personnel, renforcent la solidarité et la compréhension mutuelle, mais présentent aussi une valeur économique. Au cours d’une enquête sur le volontariat dans l’UE menée par le Parlement européen en juin 2011, 34  % des répondants ont cité le maintien et le renforcement de la cohésion sociale comme le premier bénéfice du volontariat. «Pour les volontaires et les bénévoles, une occupation utile du temps libre, le développement des compétences sociales, l’acquisition et la transmission d’expériences constituent des atouts attrayants des activités volontaires», poursuit le CESE.

Ces expériences contribuent également à accroître l’employabilité, surtout chez les jeunes. Dans une communication sur les politiques de l’UE et le volontariat publiée en septembre 2011, la Commission européenne a admis la nécessité d’améliorer la reconnaissance des compétences et des savoir-faire acquis grâce au volontariat. Elle y annonçait également une proposition de «recommandation du Conseil sur la validation de l’apprentissage non formel et informel, y compris la reconnaissance de compétences acquises via le volontariat».

Mais par-dessus tout, ces activités procurent également une très grande satisfaction personnelle. Waltraud Klasnic (Autriche) insiste tout particulièrement sur cet aspect lorsqu’elle déclare : «En aidant les autres, je m’aide un peu moi-même. C’est ce qui me rend heureuse».

Mais le CESE n’a de cesse de répéter que le volontariat ne doit en aucun cas remplacer les emplois rémunérés et que les volontaires ne doivent pas être exploités. Cette question est d’autant plus préoccupante dans le contexte actuel de crise économique. «Il conviendrait de veiller soigneusement à réprimer le réflexe de recourir aux volontaires pour remédier aux incidences négatives de la crise sur nos sociétés», réaffirmait le CESE dans son avis de 2009 sur «L’année européenne du volontariat (2011)». Les activités rémunérées et volontaires devraient être complémentaires et non substitutives.

Des droits, pas des privilèges

Bien que le principe de citoyenneté active soit largement compris, le problème est qu’en matière de volontariat, «chaque pays dispose de notions, de définitions et de traditions différentes», comme le reconnaît la Commission.

On estime que quelque 100 millions d’Européens sont engagés dans des activités de volontariat, où le sport et la culture figurent parmi les secteurs d’activité les plus populaires. La vice-présidente de la Commission Viviane Reding s’est fixé pour objectif d’augmenter considérablement ce nombre avant la fin de 2011. Mais de fortes disparités se manifestent d’un État membre à l’autre, souvent liées à la manière de comptabiliser les volontaires. 

Anna Maria Darmanin is member of the organisation Moning Tears

Par ailleurs, dans près d’un État membre sur cinq, le cadre juridique et des règles claires encadrant les volontaires et le volontariat font défaut. Le CESE a appelé de ses vœux la création d’un environnement favorable au volontariat et la suppression des obstacles financiers et juridiques à ce type d’activités.

Le CESE participe au débat en vue d’élaborer une charte européenne des droits et des responsabilités des volontaires, que les États membres seraient tenus d’adopter et d’appliquer. Une approche fondée sur les droits est nécessaire, car il s’agit précisément d’affirmer que le volontariat et la citoyenneté active sont des droits et non des privilèges. Nous devons considérer le volontariat du point de vue des volontaires et tenir compte de leurs besoins et de leurs aspirations.

Les activités volontaires ne sont pas rémunérées, mais elles ont néanmoins un coût. À cet égard, le CESE a plaidé en faveur d’investissements dans les infrastructures et il a réclamé la mobilisation de ressources supplémentaires pour assurer la formation, la coordination et le remboursement des dépenses des volontaires.

Le CESE souligne que les employeurs et les entreprises ont également un rôle à jouer dans la promotion des activités volontaires. De plus en plus de grandes entreprises font preuve de responsabilité sociale lorsqu’elles encouragent les membres de leur personnel à devenir des citoyens actifs. Mais les petites entreprises peuvent également apporter leur pierre à l’édifice. Madi Sharma (Royaume-Uni) dirige une PME qui offre des formations à l’entrepreneuriat. Mais au-delà de ses activités commerciales, elle se rend fréquemment dans des écoles ou partage son expertise avec des femmes victimes de violences domestiques. Son action citoyenne dépasse également les frontières européennes, car elle tente d’améliorer la vie de jeunes Africains touchés par la guerre civile. De la même manière, Juan Mendoza (Espagne) aide les Européens à élargir leurs horizons grâce au tourisme social.

Les prochaines étapes 

 

L’année 2012 a été proclamée «Année européenne du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle». Elle sera l’occasion non seulement de poursuivre les travaux entamés en 2011, dans le cadre de l’Année du volontariat, mais aussi de sensibiliser l’opinion publique à la thématique de la citoyenneté active dans l’UE. Naturellement, il s’agit là d’un thème qui revêt une importance toute particulière pour les personnes âgées. Le CESE a mis en exergue le lien entre vieillissement actif, solidarité entre générations et citoyenneté active : «D’une part, il permet aux citoyens âgés de continuer de participer à la vie sociale, de faire bénéficier de leur expérience personnelle et de se sentir toujours utiles. C’est également profitable à leur état de santé et à leur qualité de vie. D’autre part, les activités volontaires peuvent favoriser la compréhension entre les générations, en permettant à des jeunes et à des personnes âgées d’œuvrer ensemble sur un projet, d’échanger leurs expériences et de se soutenir».

Waltraud Klasnic (Autriche) et André Mordant (Belgique) font tous deux la preuve qu’être retraité n’empêche pas d’être citoyen actif. Il existe une myriade de manières dont les personnes âgées peuvent continuer à faire profiter la société de leurs connaissances et leur expérience. 

Tout au long de l’Année européenne du volontariat, l’Alliance AEV, une coalition de 39 réseaux européens qui regroupe quelque 2 000 organisations membres et plusieurs centaines de milliers de volontaires, a œuvré à l’élaboration d’un agenda politique européen sur le volontariat, qu’elle présentera à la Commission. Le Comité a toujours soutenu les travaux de l’Alliance AEV et a appelé à la publication d’un livre blanc qui formule des propositions spécifiques et des actions concrètes pour l’avenir. 

Par ailleurs, il importe que le CESE participe activement à la mise en œuvre de l’initiative citoyenne européenne prévue par le traité de Lisbonne et qui devrait prendre effet en avril 2012. Cette initiative devrait permettre à un minimum d’un million de citoyens européens provenant d’au moins un quart des États membres de l’UE d’inviter la Commission européenne à présenter des propositions d’actes législatifs dans des domaines qui les concernent. Un comité des citoyens composé d’au minimum sept citoyens de l’UE résidant dans au moins sept États membres diff érents disposera d’un an pour recueillir les déclarations de soutien nécessaires. La Commission aura ensuite trois mois pour examiner l’initiative et décider de la suite à lui donner. Comme le souligne Luca Jahier (Italie), le Comité est la plate­forme institutionnelle de l’UE de dialogue avec la société civile organisée, tandis que l’initiative citoyenne européenne est un outil supplémentaire qui permet aux citoyens de faire entendre leur voix à Bruxelles. Ses membres ont ainsi l’occasion d’accroître la visibilité de leurs travaux, qui contribuent à renforcer l’expression d’une véritable identité européenne.

Le présent ouvrage contient moult exemples remarquables de citoyenneté active. Nous espérons que vous prendrez plaisir à les lire. Encore et toujours, le CESE continuera de promouvoir la citoyenneté active dans l’UE, l’une de ses missions premières, car sans citoyenneté active, il ne peut y avoir d’Europe des citoyens. 

 

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