Les Roms, partie intégrante de la diversité européenne. Le CESE appelle à prendre des mesures contraignantes en vue d'intégrer les Roms dans la société européenne

3 Mar 2014
Réf.: 12/2014

À l'occasion de sa session plénière du 27 février, le CESE a débattu avec le ministre hongrois des ressources humaines, Zoltán Balog, des stratégies d'intégration des Roms dans les États membres et de leur efficacité.

Alors que la force de l'Europe réside dans son "unité dans la diversité" et que les Roms sont une composante de cette diversité, on pourrait s'attendre à ce qu'il soit naturel de les intégrer", a martelé le président du CESE, Henri Malosse, dans son allocution d'ouverture, en soulignant que "les Roms ont des compétences particulières qui enrichissent la culture et la société européennes". Les minorités telles que les communautés roms sont exposées de manière disproportionnée, tout particulièrement en période de crise, aux effets de la récession économique.

Les Roms constituent la principale minorité en Europe (soit 10 à 12 millions de personnes), et représentent 7 % de la population hongroise. "Les États membres de l'UE doivent prendre leurs responsabilités. La question des Roms a trait à des problématiques sociales et ethniques, et doit être abordée sur plusieurs fronts, par exemple ceux de l'éducation et de l'emploi", a souligné Zoltán Balog, ministre hongrois des ressources humaines, lors de sa présentation du programme de la Hongrie pour les Roms, lancé en 2010. M. Balog a également mis en garde contre la tentation de prendre les Roms pour de simples victimes, en déclarant: "Les Roms sont et ont été des victimes à certains égards, mais ce sont avant tout des gens responsables et des "acteurs" de leur propre existence."  Le programme hongrois met l'accent sur plusieurs domaines tels que l'éducation de base, la formation agricole, l'accès à l'eau et la nécessité de doter les Roms des connaissances dont ils ont besoin pour se prendre en charge.

Des mesures non contraignantes sont inutiles

Le Comité a accueilli favorablement les mesures sensées avancées par la Commission pour améliorer la situation des Roms, mais celles-ci ont eu jusqu'à présent peu d'effets dans les États membres. À l'inverse, les études réalisées par la société civile sur la stratégie-cadre et les stratégies nationales mettent en évidence de graves carences, lesquelles sont manifestement dues à un manque d'engagement des États membres.

"Ces mesures utiles resteront impuissantes, à moins d'être juridiquement contraignantes", a insisté le président Henri Malosse. "En conséquence, le CESE appelle le Conseil à utiliser son pouvoir d'adopter des actes juridiquement contraignants afin de réduire les difficultés et la pauvreté considérable qui mettent en péril la vie des Roms."

Il est essentiel de faire participer les Roms

Le Comité préconise en outre de définir des cadres clairs pour la mise en place de données de référence, d'indicateurs et d'évaluations de conformité par des chercheurs indépendants. Toute mesure doit être mise en œuvre avec la participation et la mobilisation des Roms eux-mêmes.

A lire aussi sur la page du président: Après la visite du Président du CESE en Hongrie

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